Le Philosophe dans la Cité

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ACTUELLEMENT
Sartre, l’ouvrière et la machine semi-automatique :
du fantasme sexuel à l’intention morale
Laura-Maï Gaveriaux / mars 2010
Extrait : Sartre a signé, dans le cours de son analyse du pratico-inerte de sa Critique de la raison dialectique, ce qu’il faut bien considérer comme l'un des plus beaux textes de la philosophie sur le travail et la matière. On y trouve la tournure d’analyse sartrienne, teintée de la psychologie existentielle que son auteur s’employait à théoriser.
Phénoménologie de la filiation
Laura-Maï Gaveriaux / mai 2010
Résumé : A l’occasion de cette intervention prononcée le 15 mai 2010 à la Sorbonne, nous avons réfléchi sur les enjeux d’une conceptualisation de la notion de filiation. Nous avons constaté que la filiation n’était pas, d’emblée, une notion philosophique et que sa définition devait partir d’un vécu que nous avons nommé «situation de la filiation». Cette situation devant désigner la position ontologique, et par la suite existencielle, du fils relativement au père. Pour caractériser cette situation, nous avons procédé à sa lecture phénoménologique en mettant en exergue la temporalité spécifique à l’oeuvre, que nous avons désignée comme inchoative. Le phénoménologie de la filiation nous a alors mené à considérer que l’enjeu primordial d’une conceptualisation de cette notion était un horizon éthique. Cette lecture effectuée dans un esprit lévinassien, nous a permis de réaffirmer que l’enjeu de toute relation était moral, posant la question de savoir si l’horizon kantien ne serait pas l’horizon indépassable de toute philosophie du sujet pratique, même chez Lévinas.
Résumé : Il a été dit qu’ « on meurt de l’école » et que c’est pourquoi qu’il est impossible d’en parler en restant à l’intérieur de son champ de spécialité et d’action ; il faut, pour cette raison probablement, trouver l’endroit juste d’où l’on puisse en discuter. S’il est vrai que le lieu d’où l’on parle n’est jamais indifférent et qu’il faut donc toujours se situer, alors, comme le veut précisément Derrida, la situation qu’il appelle différance, est toujours un lieu irréductible à son emplacement dans le site. C’est la raison pour laquelle il nous semble important d’interroger à partir de la philosophie la question de la « posture du langage » lorsqu’il transforme le savoir en quelque chose d’enseignable. Notre analyse veut donc considérer la légitimité, ou pour le dire comme Derrida, « le droit de la philosophie », dans son sens de savoir épistémique et demonstratif, à ordonner la discursivité de tout discours qui assume une vocation d’enseignement. Nous nous proposons d’ouvrir une discussion théorique autour de ce qui caractérise la condition de la parole éducative tout en supposant qu’on puisse parler de la responsabilité philosophique par rapport à la légitimation de l’enseignement vis à vis d’autres régimes discursifs.